
L’insufflation de fumigènes est une méthode de recherche de fuites qui consiste à injecter de la fumée dans un volume ou un réseau afin de repérer les points de sortie : là où la fumée ressort, il y a souvent un défaut (jonction, relevé, émergence, fissure, raccord). C’est une approche très utile quand on veut confirmer un point faible sans ajouter d’eau, contrairement à la mise en eau colorée.
Définition : à quoi sert l’insufflation de fumigènes
- Localiser un défaut d’étanchéité en visualisant la sortie de fumée au niveau des points faibles.
- Confirmer une suspicion sur une zone (relevés, évacuations, jonctions, pénétrations).
- Éviter une reprise “au hasard” sur le complexe d’étanchéité lorsque le diagnostic n’est pas clair.
Sur une toiture-terrasse, l’insufflation sert surtout à passer d’une hypothèse (“ça doit être par là…”) à une localisation exploitable (“ça sort ici”).
Quand cette méthode est pertinente
- Quand l’infiltration est difficile à suivre et que l’eau ne “parle” pas clairement.
- Quand on ne veut pas ajouter d’eau sur l’ouvrage (contraintes d’exploitation, risque d’aggraver).
- Quand on suspecte un défaut sur des zones typiques : relevés, évacuations, émergences, jonctions.
- Quand la mise en eau colorée n’est pas possible (zone non isolable, conditions non compatibles).
Ce que ça implique sur un chantier (étapes et logique)
1) Cadrer la zone et le scénario
- Identifier la zone suspecte et l’ouvrage concerné : terrasse circulable ou non circulable, zones techniques, accès.
- Repérer les points singuliers visibles (relevés, évacuations, pénétrations, jonctions).
- Définir le périmètre de test pour éviter un diagnostic “trop large” et donc peu exploitable.
2) Insufflation et observation
- Injection de fumée selon la configuration (volume, réseau, zone ciblée).
- Observation des zones à risque : là où la fumée ressort, on localise un défaut probable.
- Marquage et traçabilité : photos, repères, localisation précise pour préparer une reprise ciblée.
3) Conclusion et plan d’action
- Hiérarchisation des points détectés (un point peut être “cosmétique”, un autre peut être la cause réelle).
- Préconisation de reprise cohérente avec le complexe d’étanchéité existant.
- Si besoin, complément par une autre méthode (ex : mise en eau colorée) pour confirmer la cause.
Points de vigilance (ce qui évite les faux diagnostics)
- Zone trop large : plus le périmètre est vaste, plus l’interprétation devient floue.
- Interprétation : une sortie de fumée indique un point faible, mais il faut relier ce point au scénario d’infiltration réel.
- Points singuliers : relevés, évacuations, jonctions sont souvent les vrais “coupables” ; on les contrôle en priorité.
- Réparation cohérente : on traite la cause (point d’entrée), pas uniquement la trace d’humidité.
- Règles de l’art : la reprise doit rester compatible avec les prescriptions du système (voir DTU et avis technique quand pertinent).
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