
Les matériaux bio-sourcés sont des matériaux issus majoritairement de la biomasse (origine végétale ou animale) utilisés dans le bâtiment, notamment en rénovation. L’intérêt est de combiner performance, confort et impact environnemental plus maîtrisé, à condition de les choisir et de les mettre en œuvre avec une logique “chantier” (support, humidité, interfaces, durabilité).
Définition : ce qu’on appelle “bio-sourcé”
Un matériau est dit “bio-sourcé” lorsqu’une part significative de sa composition provient de ressources renouvelables (bois, fibres végétales, etc.). Dans un projet de réhabilitation TCE, on les retrouve souvent :
- en isolation (cas le plus fréquent : voir aussi matériaux biosourcés (isolation)) ;
- en solutions de second œuvre ou de finitions selon les projets ;
- dans une démarche globale liée au réemploi / économie circulaire.
Pourquoi on les intègre en réhabilitation
- Confort : recherche d’un meilleur confort perçu (notamment quand on travaille sur l’enveloppe ou des volumes occupés).
- Cohérence environnementale : alignement avec une démarche de chantier plus responsable, en complément du réemploi.
- Performance globale : contribution à une rénovation énergétique (à condition d’être cohérente avec les autres lots).
Point important : un matériau “vert” mal choisi ou mal posé peut vite devenir un problème “rouge” sur chantier. Le bio-sourcé, ça se pilote.
Ce que ça implique sur un chantier (étapes / acteurs / livrables)
1) Choix du matériau et compatibilité chantier
- Vérifier la compatibilité avec le support, l’usage futur, et le niveau de sollicitation.
- Anticiper les interfaces avec les autres lots (étanchéité à l’air, doublages, finitions, passages techniques).
- Caler le choix avec le phasage, surtout en site occupé.
2) Mise en œuvre et coordination TCE
- Préparation des supports (propreté, planéité, continuité) : c’est souvent là que la qualité se gagne.
- Pose selon règles de l’art, avec contrôles “prêt à recevoir” avant fermeture.
- Coordination des interfaces via pilotage & coordination pour éviter les reprises entre lots.
3) Contrôle et réception
- Contrôle des points sensibles : jonctions, passages techniques, zones d’humidité potentielle.
- Vérification de la cohérence globale avec l’objectif énergétique (sinon on empile des actions).
Points de vigilance (les classiques à anticiper)
- Humidité : un matériau mal protégé ou posé sur un support humide peut se dégrader (le bio-sourcé n’aime pas les surprises d’eau).
- Interfaces : si les jonctions entre lots sont mal traitées, on perd l’intérêt du matériau (et on gagne des reprises).
- Mise en œuvre : la qualité dépend autant de la pose que du produit.
- Site occupé : phasage, stockage, protections (sinon le matériau s’abîme avant même d’être posé).
- Logique globale : le bio-sourcé doit être cohérent avec la stratégie du projet (énergie, confort, exploitation), pas “ajouté pour cocher une case”.
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